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17 Nov

Philosophe : Anne Alombert

Publié par Dominique Rech  - Catégories :  #Philosophe, #Conférences philosophiques, #Anthropologie de l’écriture et des techniques, #Bibliothèque philosophique

Maîtresse de Conférences
Université Paris 8 | Département de philosophie

  • Directrice adjointe de l’École Universitaire de Recherche ArTeC
  • Membre du Laboratoire d’études et de recherches sur les Logiques Contemporaines de la Philosophie (LLCP EA-4008 | Université Paris 8)
  • Membre du Comité Scientifique et de Prospective de la Commission Nationale Informatique et Libertés (CNIL)
  • Membre de la Société Francophone de Philosophie de la Technique
  • Membre du collectif de recherche Organoesis
  • Membre du comité scientifique de la collection Technologia (éditions Hermann)

Domaines de spécialité et thèmes de recherche :

  • Philosophie française contemporaine
  • Philosophie de la technique et des technologies
  • Anthropologie de l’écriture et des techniques
  • Enjeux politiques et culturels des technologies numériques et de l’« intelligence artificielle »

Source : https://philosophie.univ-paris8.fr/anne-alombert

 

La logique de la capitalisation, après avoir soumis les ressources naturelles communes, s’attaque aux savoirs humains. Peu à peu collectés au sein des stocks de big data et transformés en automatismes standardisés, ils constituent des algorithmes menaçant l’existence même de l’être humain. À travers leurs analyses aiguisées et des exemples vivants, la philosophe Anne Alombert et l’économiste Gaël Giraud nous plongent dans les développements actuels de l’IA, tout en nous invitant à explorer un avenir alternatif, fondé sur les communs.

Source : https://www.fayard.fr/livre/le-capital-que-je-ne-suis-pas-9782213727240/

 

“Qu’elles soient imprimées, photographiques, cinématographiques, télévisuelles ou numériques, les technologies de l’esprit risquent toujours de devenir des technologies persuasives : en tant que conditions matérielles de la pensée, elles peuvent aussi se transformer en instruments de domination et de manipulation. Un psycho-pouvoir tend alors à s’exercer, qui décide des symboles diffusés et qui, plus profondément, canalise les attentions, les désirs et les motivations au point de conduire aujourd’hui à une industrialisation des esprits.”
Depuis l’émergence de l’informatique et de la cybernétique à la fin des années 50, jusqu’aux smartphones et autres objets connectés qui caractérisent aujourd’hui nos sociétés, les technologies numériques ont désormais envahi toutes les sphères de l’existence.
Nous n’avons pas encore pris la pleine mesure d’un tel bouleversement. À l’inverse, le modèle industriel de la Silicon Valley s’est imposé, à travers des dispositifs que leurs créateurs eux-mêmes ne semblent plus maîtriser. Alors que les discours transhumanistes ne jurent que par les progrès exponentiels des “machines intelligentes” ou de la “réalité virtuelle”, on ne compte plus les études scientifiques décrivant la nocivité des écrans ou les dangers des réseaux sociaux. Les dispositifs numériques fondés sur la collecte massive de données et la captation des attentions des usagers ont aujourd’hui donné lieu à toutes sortes de psychopathologies qui semblent menacer les facultés de pensée. Et si le mythe d’une intelligence artificielle réalisée par la révolution numérique servait tout simplement à dissimuler ses conséquences désastreuses ? Comment sortir de cette schizophrénie numérique ?
S’il est aujourd’hui urgent d’abandonner la métaphysique transhumaniste qui identifie le cerveau à l’ordinateur et assimile l’esprit à un traitement de données, il ne peut s’agir pour autant de retomber dans une opposition classique entre l’humain et la machine. Bien au contraire : nos esprits ne sont pas dans nos têtes ou dans nos neurones, ils circulent entre les individus et les générations, à travers des milieux toujours à la fois techniques, symboliques et sociaux. D’où l’importance de prendre soin de nos milieux numériques et de ne pas laisser une poignée d’acteurs hégémoniques et privatisés s’en emparer. D’où la nécessité, autrement dit, de faire du numérique une question politique et de transformer les technologies qui contrôlent nos cerveaux connectés, en des technologies réflexives et contributives, susceptibles de faire communiquer nos esprits.
Source : https://www.editions-allia.com/fr/livre/961/schizophrenie-numerique

 

Les pensées de Gilbert Simondon et de Jacques Derrida n'ont jamais été étudiées de manière conjointe, alors même que les deux auteurs partagent un contexte historique, un milieu théorique ainsi qu'un ensemble de problématiques communes qui anime leurs réflexions dans le champ philosophique des années 1960.

Ce livre propose de remédier à ce manque en confrontant les pensées des deux auteurs autour de trois grandes questions : celle de la métaphysique et des rapports entre philosophie et sciences, celle de l'humain et des rapports entre vie et conscience, et celle de la technique et des rapports entre mémoire et archives.

Autant d'interrogations qui ressurgissent aujourd'hui, face aux menaces de l'Anthropocène et du transhumanisme.

L'articulation des pensées de Simondon et de Derrida constitue ainsi une ressource fondamentale pour dépasser les oppositions entre animalité et humanité, nature et culture ou nature et technique. Elle permet de repenser les rapports entre vie, technique et esprit hors des schémas dualistes, ainsi que d'appréhender les enjeux anthropologiques des mutations technologiques contemporaines.

Source : https://catalogue-editions.ens-lyon.fr/fr/livre/?GCOI=29021100646930

 

Lorsque les technologies numériques sont mises au service de l’économie des données, leur design et leur fonctionnement exploitent les attentions, afin d’orienter, voire de contrôler, les comportements des utilisateurs. Réduits à un ensemble de processus cognitifs et de réactions réflexes, ils se voient dépossédés de leurs savoirs, alors même que, dans nos sociétés en situation de crise sanitaire, sociale, politique et écologique, le partage et la transmission des savoir-faire, des savoir-vivre et des savoir-penser sont plus que jamais nécessaires.

Comment concevoir et réaliser des plateformes numériques au service des relations sociales et intergénérationnelles, aujourd’hui menacées par les applications addictives et l’économie des données ? Comment intégrer dans les dispositifs computationnels des fonctions délibératives et interprétatives ? Comment transformer les technologies numériques en supports de mémoire et de savoirs ? Comment mettre les algorithmes au service de l’intelligence collective ? En un mot, comment prendre soin de l’informatique pour les générations actuelles et à venir ? Ce livre interroge la manière dont les supports techniques configurent nos capacités psychiques et nos relations collectives, et propose des solutions pour concevoir de nouveaux dispositifs et de nouvelles pratiques, afin de mettre les technologies numériques au service de la production et de la transmission de savoirs, ainsi que des liens entre les générations.

Sous la direction de : Anne Alombert,  Vincent Puig, Maël Montévil, Victor Chaix

Collection du nouveau monde industriel créée par Bernard Stiegler

Source : https://boutique.fypeditions.com/products/prendre-soin-de-l-informatique-et-des-generations-hommage-a-bernard-stiegler?srsltid=AfmBOooHVSNe6YOQUC22TCmnJcVhRpk9TFnBY6Ak-lb6x2mfJ46j-u1g

 

“Il est fort probable qu’une telle langue artificielle finisse par se naturaliser : à force de donner des ordres aux systèmes algorithmiques, nous ne penserons plus que sous forme de prompts, quand bien même il n’y aurait plus de machine pour les exécuter. Aurons-nous tendance à ‘prompter’ en nous adressant à autrui ou à nous-mêmes, dans nos pensées ?”
L’intelligence artificielle n’existe pas, c'est la bêtise artificielle qui caractérise notre époque. La simulation de nos capacités expressives – écrire, parler, créer – conduit à leur prolétarisation. En nous laissant imaginer des machines pensantes, le terme d'IA nous empêche de penser. Dans le contexte du déploiement massif des IA génératives, il dissimule l’idéologie des entreprises qui se sont appropriées ces technologies, leurs infrastructures matérielles, leurs modèles économiques et leurs conséquences politiques. Pour autant, il demeure impossible d'opposer binairement machines et humains, comme s’il s’agissait de deux entités autonomes et séparées. Au contraire, nous devons interroger leur co-évolution pour comprendre les effets des automates algorithmiques sur nos esprits, nos cultures et nos sociétés.
Dans ce nouvel ouvrage, Anne Alombert revient sur l'apparition de l'écriture alphabétique pour comprendre les enjeux des nouvelles machines d'écriture numériques : élimination des singularités, délégation de l’expression, défiance généralisée. Elle montre aussi que cette situation n'a rien d'une fatalité. Nous pouvons mettre ces technologies au service de l'intelligence collective et de la démocratisation de l’espace médiatique, à condition d'en faire des instruments de contribution, et non d'imitation ou d'automatisation. Ainsi nous pourrons ouvrir la voie à une véritable révolution numérique.
Source : https://editions-allia.com/fr/livre/1077/de-la-betise-artificielle

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Dominique RECH