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20 Feb

Historienne : Anne Augereau

Publié par Dominique Rech  - Catégories :  #Historienne, #Préhistoire, #Bibliothèque historique, #Histoire des femmes

 

La recherche d’Anne Augereau s’inscrit dans les thèmes généraux de la néolithisation puis de l’évolution des sociétés issues de la néolithisation de l’Europe moyenne, abordés, en particulier, à travers les industries lithiques et les rapports sociaux de genre. Ses travaux ont porté sur le Bassin parisien, sur la Suisse ainsi que sur l’Europe centrale et occidentale. Ils couvrent le Vème millénaire jusqu’au IIIème millénaire (du Néolithique ancien au Néolithique final). Ils tentent d’approcher la structure sociale néolithique, son fonctionnement et son organisation, à travers la culture matérielle et les phénomènes techniques, économiques et culturels qui la sous-tendent. Dans cette perspective, spécialiste en techno-typologie lithique, elle aborde les industries lithiques comme un élément du système technique. Par ailleurs, l’étude des femmes et du genre lui a permis de déboucher sur des questionnements sur la structure sociale globale du Néolithique. En effet, aborder le genre, c’est aborder la société dans son entier par le biais des rapports hommes/femmes. Enfin, archéologue du préventif, elle a également dirigé de nombreuses opérations archéologiques.

 

Thèse de doctorat de l’Université de Paris I (Nouveau Doctorat en Anthropologie-Ethnologie-Préhistoire) :

Sujet : Evolution de la production des outillages de silex au Néolithique du Ve au IVe millénaires dans le sud-est du Bassin parisien

Soutenue le 13 décembre 1993 à l’Institut d’Art et d’Archéologie à Paris devant le jury composé de :

    Didier Binder (chargé de recherche, ERA 36 du CRA), examinateur
    Jean-Paul Demoule (professeur, Université de Paris I), examinateur
    Marion Lichardus (professeure, Université de Paris I), directeur
    Daniel Mordant (archéologue départemental de Seine-et-Marne), examinateur
    Catherine Perlès (professeure, Université de Paris X), rapporteur et présidente
    Pierre Pétrequin (directeur de recherche, UMR 9946 (ERA 35) du CNRS), rapporteur

 

HDR (habilitation à diriger des recherches) :

Ouvrage inédit : La condition des femmes au Néolithique. Pour une approche du genre dans le Néolithique européen. Garant : Pascal Butterlin (Université de Paris I). Tuteurs : Jean-Paul Demoule, Catherine Perlès.

Soutenue le 28 janvier 2019 à l’INHA devant le jury composé de :

    Didier Binder, directeur de recherche, CNRS
    Pascal Butterlin, professeur, université de Paris I, garant
    Jean-Paul Demoule, professeur honoraire, université de Paris I
    Marie-Elisabeth Handman, directrice d’études honoraire, EHESS, présidente du jury
    Christian Jeunesse, professeur, MISHA, rapporteur
    Sandra Montón-Subías, professeure, université de Barcelone
    Boris Valentin, professeur, université de Paris I
    Jean-Denis Vigne, directeur de recherche, CNRS, rapporteur

Programmes de recherche

    ANR Néogenre « Rapports homme-femme au Néolithique : biologie, sociétés, symboles » dirigée par Aline Thomas (MNHN, UMR 7206).
    PCR « Matières premières du Bassin parisien : les silex cénozoïques d’Ile-de-France » dirigé par Pierre Allard (CNRS), Pierre Bodu (CNRS) et al.
    GDR SILEX coordonné par Céline Bressy-Leandri (MCC) ;
    Prospection thématique « Le Néolithique des Marais de Saint-Gond » dirigée par Rémi Martineau (CNRS), 2010-2021 (en cours de renouvellement sous la forme d’un PCR) ;
    Etude de l’industrie lithique de la fouille programmée du village Néolithique ancien de Villevenard/les Hauts de Congy (Marne), dirigée par Rémi Martineau (CNRS).

Bibliographie sélective

    - AUGEREAU A., 2021 – Funerary practices as a testimony of ideology in western Linearbandkeramik culture (LBK), In: Proceedings of the “First Conference on the Early Neolithic of Europe”, 6-8 novembre 2019, Barcelone. “The Early Neolithic of Europe”, F. Borrell, I. Clemente, M. Cubas, J. J. Ibáñez, N. Mazzucco, A. Nieto-Espinet, M. Portillo, S. Valenzuela-Lamas, & X. Terradas ed., Open Archaeology, Special Issue, p. 953-971.
    - AUGEREAU A., 2021 – Femmes néolithiques. Le genre dans les premières sociétés agricoles. CNRS Editions, collection « Le Passé recomposé », 304 p.
   - AUGEREAU A., 2019 - Change and continuity: gender and flint knapping activities during the Neolithic in the Paris basin, In: Proceedings of the international workshop “Gender transformation in prehistoric and archaic societies”, Kiel 2018, Wiebke Kirleis, Julia Koch, Katharina Fuchs, & Johannes Müller ed., Leiden, Sidestone Press, p. 435-458.
    - AUGEREAU A., BOSTYN F., GARMOND N., 2016 – Impacts de la circulation des objets et des idées dans la structuration des assemblages lithiques chasséens dans le bassin de la Seine. In : PERRIN (T.), CHAMBON (P.), GIBAJA (J.F.), GOUDE (G.), dir., Le Chasséen, des Chasséens… Retour sur une culture nationale et ses parallèles, Sepulcres de fossa, Cortaillod, Lagozza. Actes du colloque international tenu à Paris (France) du 18 au 20 novembre 2014. Toulouse : Archives d’Écologie Préhistorique, p. 221-235.
    - AUGEREAU A., 2012 – Produire des haches en silex dans le Sud-est du Bassin parisien au Néolithique : les minières à silex de l’autoroute A5. In : De Labriffe P.-A. dir., THIRAULT E. dir. – Produire des haches au Néolithique, de la matière première à l’abandon, actes de la Table ronde SPF, Saint-Germain-en-Laye, mars 2007. Paris : Société Préhistorique Française, 2012, p. 147-152 (séances de la SPF ; 1).

Extraits de la source : https://umrtemps.cnrs.fr/membre/augereau-anne/

Depuis quelques années, les femmes préhistoriques suscitent un intérêt inédit de la part du grand public et des médias. Cet intérêt résonne avec les débats contemporains sur la place des femmes, sur le chemin parcouru et celui qui reste à accomplir pour atteindre l'égalité des sexes. Pour la préhistoire, l'enjeu est d'identifier quand et comment le patriarcat a émergé, de repérer les éventuels points de bascule et, ce faisant, de connaître notre passé pour mieux agir sur le présent. Préoccupation politique et progrès de la connaissance se rejoignent ici et s'enrichissent mutuellement.
Dès lors, une question s'impose avec acuité : la domination masculine existait-elle à la préhistoire ? Si oui, depuis quand et sous quelles formes ? Des données permettent aujourd'hui de documenter différents aspects de la vie des individus préhistoriques (unions, maternité, santé, alimentation, activités, affichage du statut et du pouvoir, apprentissage du genre, phénomènes de violence...), avec des degrés de précision variables selon les effectifs disponibles et les régions du monde.
En s'appuyant sur l'ensemble des ressources archéologiques accessibles pour une vaste zone – de l'océan Atlantique à l'Oural et du bassin arctique jusqu'à la Méditerranée –, cet ouvrage met en lumière les dynamiques fondamentales des relations entre hommes et femmes du Paléolithique moyen au Néolithique.
De manière inédite à une telle échelle, ce livre dresse un état des connaissances sur la condition des femmes préhistoriques, à travers une démarche résolument ancrée dans une réflexion sur le genre.

Source : https://www.editionsladecouverte.fr/une_prehistoire_des_femmes-9782348080654

La domination masculine est un fait quasi universel : plus de 80 % des groupes humains sont patrilinéaires et à fort pouvoir masculin. Le Néolithique, qui voit l’émergence de l’agriculture et de l’élevage, est sans doute une des périodes parmi les plus importantes pour comprendre comment et pourquoi nos sociétés sont encore aujourd’hui ainsi configurées. Examiner comment se constituent et interagissent les deux catégories sociales fondamentales que sont celles des femmes et des hommes lors du passage au statut d’agriculteurs-éleveurs sédentaires représente un enjeu majeur dans la recherche des origines des inégalités.
Les rapports de genre au Néolithique ont été encore peu explorés. Il faut néanmoins se montrer prudent, et fonder les conclusions sur ce que disent les données mobilisées. Or, le genre n’a d’existence que s’il s’accomplit, s’il est visible. Il se matérialise par des attributs, des postures et des gestes, par des habitudes, par la manière de conduire des activités. Cette matérialité bénéficie à la discipline archéologique dont le support principal est l’analyse des productions matérielles des humains sous toutes leurs formes : parures, costumes et outillages, modes alimentaires, activités de subsistance, etc.
L’une des premières cultures néolithiques européennes, le Rubané, se prête parfaitement à une telle approche : de nombreux caractères de cette société sont connus et peuvent être mobilisés pour faire ressortir les premières informations qu’il est possible d’énoncer sur les conditions des femmes au Néolithique.

Source : https://www.cnrseditions.fr/catalogue/histoire/femmes-neolithiques/

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Dominique RECH