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14 Apr

Historien : Jean Vigreux

Publié par Dominique Rech  - Catégories :  #Historien, #Bibliothèque historique, #Histoire contemporaine, #Histoire politique

 

Jean VIGREUX

Professeur des universités
de Bourgogne

Thèmes de recherche :

histoire politique du XXe siècle ; politisation du monde rural et du peuple; conflictualité sociale et politique ; histoire des gauches ; histoire de la Résistance, de Vichy et de l'occupation.

Responsable de l’ANR Corpus :
Paprik@2F - Portail Archives Politiques Recherches Indexation Komintern et Fonds
français
http://anrpaprika.hypotheses.org
Pour en savoir plus :
http://tristan.u-bourgogne.fr/CGC/chercheurs/vigreux/jean_vigreux.html
 

Ouvrages :
Personnels :
- Histoire du Front populaire, Paris, Tallandier, 2016, 368 p.
- Histoire de la France contemporaine. Tome 9, Croissance et contestations (1958-
1981), coll. L’Univers historique, Paris, Seuil, 2014, 476 p.
- Le Clos du maréchal Pétain, Paris, PUF, 2012, 168 p.
- La faucille après le marteau. Le communisme rural dans l’entre-deux-guerres,
Besançon, PUFC, 2012, 350 p.
- Le Front populaire, Paris, PUF, QSJ ?, 2011, 124 p.
- Waldeck Rochet, une biographie politique, Paris, La Dispute, 2000, 380 p.


Direction et co-direction :
- Soldats noirs face au Reich. Les massacres racistes de 1940, [dir. avec Johann
Chapoutot], Paris, PUF, 2015.
- La société française de 1945 à nos jours [avec Ludivine Bantigny et Jenny Raflik], La
Documentation photographique n°8107, Paris, 2015.
- Renaud Jean, la voix rouge des paysans, [dir. avec Pierre Robin], Nérac, Éditions
d’Albret et Association des amis de Renaud Jean, 2012, 550 p.
- Huit semaines qui ébranlèrent la France, mai-juin 1968, [dir. avec Xavier Vigna],
Dijon, EUD, 2010, 306 p.
- Rouge et rose, deux siècles de socialismes européens, [dir. avec Serge Wolikow], Dijon,
EUD, 2007.
- Le pain, la paix, la liberté : Expériences et territoires du Front Populaire, [dir. avec
Xavier Vigna et Serge Wolikow], Paris, La Dispute-Editions sociales, 2006.
- L’insulte en politique, [dir. avec Thomas Bouchet, Matthew Legget, Geneviève Verdo]
Dijon, EUD, 2005.
- Cultures communistes au XXe siècle : entre guerre et modernité, [dir. avec Serge
Wolikow], Paris, La Dispute, 2003. 

Extraits de la source : https://sciences-humaines.ube.fr/wp-content/uploads/2012/06/VIGREUX-Jean-CV-12-04-16-v2.pdf

Jean Vigreux né le 7 avril 1964, est un historien français, spécialiste du mouvement ouvrier. Ses travaux portent sur l'histoire du communisme rural, du Front populaire, des gauches européennes et de la Résistance.

Biographie
Fils de l'historien Marcel Vigreux, Jean Vigreux effectue ses études d'histoire à l'université de Dijon et passe ensuite le CAPES en 1987 puis l'agrégation en 1990. L'université de Dijon ne délivrant pas de DEA d'histoire, il effectue le sien à Sciences Po Paris. Sa thèse sur Waldeck Rochet (sous la direction de Serge Berstein à Sciences Po Paris, soutenue en 1997) l’a conduit à travailler sur l'histoire du communisme rural et sur la politisation des campagnes. Il mène également des recherches sur l'histoire des gauches européennes et l'histoire de la Résistance.

De 2001 à 2008, il est maître de conférences à l'université de Bourgogne. En 2007, il passe son habilitation à diriger des recherches. De 2008 à 2012, il est professeur d'histoire contemporaine à l'université de Franche-Comté. En 2012, il devient professeur à l'université de Bourgogne. Il est directeur de la Maison des sciences de l'Homme de Dijon de 2017 à 2023.

Il est président de l'Association pour la recherche sur l’Occupation et la Résistance en Morvan (ARORM) qui gère le musée de la Résistance en Morvan jusqu'en 2017. Par ailleurs, il fait partie du conseil scientifique de la Fondation Gabriel-Péri, coprésident le conseil scientifique du parc naturel régional du Morvan. Il préside également le conseil scientifique de la Fondation pour la mémoire de la déportation.

Depuis décembre 2023, il préside la section 22 du Conseil national des universités.

Il est conseiller régional de Bourgogne du 31 mars 2008 au 14 mars 2010 (comme suivant sur la liste après la démission d'Alain Millot) et conseiller délégué, puis maire-adjoint de Chenôve de 2001 à 2020.

Publications
- Waldeck Rochet, une biographie politique, Paris, La Dispute, 2000.
(dir.), Résistances. Du CNR à la Libération, Pierre Meunier et les Journées de l’ARORM, Saint-Brisson, ARORM-IHC, 2004.
- La Vigne du maréchal Pétain, Dijon, EUD, 2005.
- Des Luttes et des hommes, Paris, Cultures et découvertes IHS, 2005.
- avec Serge Wolikow, Les Combats de la mémoire. La FNDIRP de 1945 à nos jours, Paris, Le cherche midi, 2006, 275 p.
- avec Serge Wolikow, Rouge et rose : deux siècles de socialismes européens, Dijon, EUD, 2007.
- avec Thomas Bouchet, Matthew Leggett, Geneviève Verdo, L'Insulte (en) politique, Europe et Amérique latine, du XIXe siècle à nos jours, Dijon, EUD, 2005.
- avec Xavier Vigna et Serge Wolikow, Le Pain, la paix, la liberté. Expériences et territoires du Front populaire, Éditions sociales, 2006.
- avec Xavier Vigna, Mai-Juin 1968. Huit semaines qui ébranlèrent la France, Dijon, EUD, 2010
- Le Front populaire, Paris, PUF, 2011 (réédité en 2022), coll. Que sais-je ?
- La Faucille après le marteau. Le Communisme aux champs dans l'entre-deux-guerres, Besançon, Presses universitaires de Franche-Comté, 2012.
- Le Clos du maréchal Pétain, Paris, PUF, 2012.
- Croissance et contestations 1958-1981, Paris, Seuil, 2014 (tome 9 Histoire de France).
- avec Johann Chapoutot, Des soldats noirs face au Reich, Paris, PUF, 2015.
- Histoire du Front populaire. L'échappée belle, Paris, Tallandier, 2016, rééd. Texto, 2022.
- François Mitterrand, la Nièvre et le Morvan, Dijon, EUD, 2017.
- Mai 68 en Bourgogne, Dijon, EUD, 2018
- Histoire de la France contemporaine. Tome 9, Croissance et contestations (1958-1981), Paris, Seuil, 2018 (réédition en poche Point Seuil)
- Histoire du Front populaire. L'échappée belle, Paris, Texto, 2018 (réédition en poche).
- (dir.), Le PCF, un parti global (1919-1989) - Approches transnationales et comparées, Dijon, EUD, 2019
- Le Parti rouge. Une histoire du PCF 1920-2020, avec Roger Martelli et Serge Wolikow, Armand Colin, 2020.
- Le Congrès de Tours. 25 décembre-30 décembre 1920, Éditions universitaires de Dijon (EUD), 2020
- (dir. avec Henri Garric), Pif le chien. Esthétique, politique et société, EUD, 2022 
- avec Dimitri Manessis, Rino Della Negra, footballeur et partisan, Libertalia, 2022
- avec Dimitri Manessis, Avec tous tes frères étrangers : De la MOE aux FTP-MOI, Libertalia, 2024, 264 p.  
- Découvrir le Front populaire, Les Éditions sociales, 2026, 168 p. 

Extraits de la source :  https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Vigreux

 

L’entrée dans le XXe siècle est marquée par le fracas des armes. Le choc des impérialismes et des nationalismes, combiné au jeu des alliances, déclenche une guerre sans précédent. À la sortie du conflit, le monde est bouleversé et la France accueille de nombreux immigrés pour se reconstruire. Toutefois, ces immigrés ne sont pas uniquement économiques, mais ce sont aussi des réfugies ou exilés qui viennent dans le « pays des droits de l’homme » pour fuir les persécutions tout au long de l’entre-deux-guerres.
Dans cette France, comme ailleurs dans le monde, les espoirs sont nés de la « grande lueur » venue de l’Est avec le succès de la Révolution russe, porteuse, comme le fut la Révolution française, d’un messianisme universel. Le jeune parti communiste et en particulier sa section syndicale, la Confédération générale du Travail Unitaire (CGTU), afin d’affirmer la solidarité internationale de classe des travailleurs, fondent en mai 1923 la MOE (Main-d’œuvre étrangère). En 1932, la MOE devient MOI (Main-d’œuvre immigrée), participant alors à l’intégration de ces nouveaux arrivés.
Ainsi la MOI organise la solidarité internationale et locale. C’est pourquoi elle se renforce et trouve un nouvel élan avec l’arrivée du Front populaire s’inscrivant fortement dans la lutte antifasciste et jouant un rôle essentiel dans l’organisation des Brigades internationales. C’est l’origine de ce qui constituera au cours de la Seconde Guerre mondiale le fer de lance de la lutte armée, les Francs-Tireurs et Partisans – Main-d’œuvre immigrée (FTP-MOI), dont le groupe le plus connu est celui de Manouchian, en région parisienne. C’est l’histoire longue de la MOI que propose cet ouvrage jusqu’aux enjeux d’une future panthéonisation.

Source : https://www.editionslibertalia.com/catalogue/poche/ftp-moi-avec-tous-tes-freres-etrangers

 

Vie, mort et mémoire d’un jeune footballeur
du « groupe Manouchian »

« Vous n’avez réclamé ni la gloire ni les larmes [...]
Vous vous étiez servi simplement de vos armes. »

Sportif exceptionnel brisé à l’âge de 20 ans, alors qu’il venait d’être recruté par le prestigieux club du Red Star, Rino Della Negra n’a jamais pu exprimer tout son talent de footballeur. Réfractaire au STO, membre du groupe Manouchian (FTP-MOI), martyr de la liberté fusillé par les nazis au Mont-Valérien le 21 février 1944, le jeune résistant plaçait les valeurs d’antifascisme et de solidarité au-dessus de tout. Cette étude inédite et fort documentée, par deux historiens du mouvement social, analyse la vie et la mémoire d’une icône du football populaire et du combat émancipateur.
Loin d’une conception surannée de « l’identité nationale », la biographie de Rino Della Negra s’intègre dans l’histoire d’un pays qui a su accueillir l’étranger, se construire grâce aux échanges multiples, et dont les membres des FTP-MOI ont pu écrire l’une des pages les plus lumineuses.

Source : https://www.editionslibertalia.com/catalogue/poche/rino-della-negra-footballeur-et-partisan

 

Événement mythique, inscrit au panthéon des gauches, le Front populaire (1934-1938) a laissé des traces profondes dans la société française. Ces quatre années, tiraillées entre espoir et désenchantement, présentent une densité rare : à la séquence politique incarnée par la figure de Léon Blum et la lutte antifasciste s’ajoutent un mouvement social d’une ampleur remarquable, mais aussi un foisonnement culturel sans précédent.
Jean Vigreux relate l’histoire d’une époque fondatrice qui, depuis quelques années, s’est beaucoup enrichie, notamment grâce à l’ouverture et à l’analyse d’archives nouvelles : celles des banques suisses, celles de Moscou, et peut-être plus encore celles des départements, qui révèlent avec quelle intensité ce Front populaire a été vécu jusque dans chaque village de France.

Source : https://www.puf.com/le-front-populaire-0

 

Grèves, manifestations, tribunes politiques et syndicales… Par un puissant mouvement social, le Front populaire change la vie des Français : congés payés, semaine de 40 heures, hausse des salaires… De 1936 à 1938, les gouvernements du Front populaire, et notamment celui de Léon Blum, lancent des réformes historiques. Dans les villes et les campagnes, c’est la liesse : les ouvriers occupent les usines, les paysans luttent contre les saisies, les familles partent en vacances… Mais l’image de la joie collective masque les tensions nées de la peur du désordre, de l’entrave à la propriété privée ou d’un complot venu de l’étranger. À partir de nouvelles archives, Jean Vigreux prouve que cette « échappée belle » a été une expérience gouvernementale fondamentale pour comprendre l’histoire sociale et politique de la France contemporaine.

Source : https://www.tallandier.com/livre/histoire-du-front-populaire/

 

Il y a un siècle, naissait ce qui allait devenir le Parti communiste français. Ce parti fut longtemps l’un des plus populaires du champ politique français. Pendant plus de trois décennies, il fut aussi le premier parti de gauche, avant de connaître un recul continu qui l’a porté vers les rivages de la marginalité.
Cet ouvrage, qui insère les approches thématiques dans une trame chronologique rigoureuse, cherche à comprendre ce qui fit la force du PCF et ce qui a nourri son déclin. Il s’emploie à décrire la manière dont le communisme du xxe  siècle s’est enraciné, à la charnière d’un communisme mondial dominé par le PC soviétique, dans un mouvement social structuré autour du monde ouvrier et urbain et une gauche politique traversée par les souvenirs des révolutions du passé, comme par les événements traumatisants des guerres mondiales et coloniales.
Avec la fin de la guerre froide, l’ouverture des archives et la multiplication des angles de recherche, il est aujourd’hui possible d’observer le PCF de façon plus sereine et plus sûrement documentée. On prend désormais la mesure de ce que le communisme politique ne fut pas seulement un parti, voire un appareil très centralisé, mais aussi une galaxie associant du politique, du syndical, de l’associatif et du symbolique. C’est cet objet « total » qui est ici présenté, analysé et interrogé.

Source : https://www.dunod.com/histoire-geographie-et-sciences-politiques/parti-rouge-une-histoire-du-pcf-1920-2020

 

De la naissance de la Ve République, en 1958, jusqu’au premier choc pétrolier de 1973 qui fait basculer le pays dans la crise, la France connaît une période de plein-emploi et de croissance, marquée par des politiques volontaristes de modernisation agricole et industrielle. Faut-il en rester pour autant à l’idée de Trente Glorieuses ? L’époque fut aussi un temps de bouleversements et de conflits, de refondations politiques et syndicales. Les événements de 1968 ouvrent une décennie de contestations et de libération des mœurs. « Tout est politique » : le politique ici donne le ton, mais sous la forme d’une histoire sociale du politique qui varie les échelles du local au national et met l’accent sur les hommes et les réseaux.

 

Jean Vigreux

Professeur d’histoire contemporaine à l’université de Bourgogne-France-Comté, il travaille sur l’histoire politique. Il a notamment publié Histoire du Front populaire, l'échappée belle (Tallandier, 2016).

Source : https://www.seuil.com/ouvrage/croissance-et-contestation-jean-vigreux/9782021403862

 

Au printemps 1942, la Côte-d’Or fait don d’une vigne des Hospices de Beaune au maréchal Pétain. En retraçant l’histoire du « Clos du maréchal Pétain », à Beaune en Côte-d’Or, ce sont les heures sombres du régime de Vichy qui apparaissent en filigrane. Ce cadeau méconnu du terroir viticole, longtemps refoulé, montre à quel point le culte maréchaliste fut présent sur tout le territoire national et mobilisa l’idéologie agrarienne et ruraliste de la Révolution nationale. Il souligne l’attachement de notables locaux aux valeurs de l’État français, mais également les usages ou les représentations sur la vigne et le vin au sein de la société française.
Une telle histoire n’est pas simplement politique et culturelle, elle est aussi économique et sociale. On aborde ici les imbrications multiples du jeu d’échelles entre le local et le national, mais aussi entre la vigne et la politique. Le vin n’est plus seulement l’affaire des viticulteurs, c’est le produit d’une mise en scène, autant que d’une mise en bouteille.

Source : https://www.puf.com/le-clos-du-marechal-petain

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Dominique RECH