Historien : Nicolas LEBOURG
Parcours professionnel
- Depuis 2019 : Coordinateur de la Chaire Citoyenneté, Sciences-Po Saint-Germain-en-Laye.
- 2015-2020 : Research fellow, “Project on the Transnational History of the Far Right”, dirigé par le professeur Marlène Laruelle, Institute for European, Russian and Eurasian Studies (IERES), George Washington University.
- 2018-2019 : Ingénieur de recherche, Centre européen de sociologie et de science politique, Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne.
- 2017-2018 : Project researcher « The Far Right in Europe and Russia’s Role and Influence », Carnegie Council for Ethics in International Affairs (New York) – Foundation Open Society Institute.
- De 2000 à 2015, enseignement à l’Université de Perpignan-Via Domitia (moniteur de recherches, ATER, chargé de cours).
- 2006-2008 : chargé de recherches pour le programme du Mémorial du camp de Rivesaltes.
Diplômes
- Doctorat, Histoire contemporaine, 2005.
Prix, distinctions et Coordination ou participation à des projets de recherche
- Membre du Conseil scientifique sur les processus de radicalisation (COSPRAD).
- Membre du comité de pilotage du programme VIORAMIL (Violences et radicalisations militantes en France) de l’Agence Nationale de la Recherche, dirigé par François Audigier (Université de Lorraine).
- Membre du programme international 2011-2015 IDREA (Internationalisation des Droites Radicales. Europe Amériques) de la Maison des Sciences de l’Homme Lorraine, dirigé par le professeur Olivier Dard, Identités, Relations Internationales et Civilisations de l’Europe (IRICE, UMR 8138), Sorbonne Université.
Interactions avec l’environnement
- Interventions médias régulières.
- Animateur du site Fragments sur les Temps Présents.
Les 5 ouvrages les plus représentatifs
- Nicolas Lebourg, Les Nazis ont-ils survécu ?, Paris, Seuil, 2019 (traduction en Anglais par Routledge, 2020).
- Nicolas Lebourg et Isabelle Sommier dir., La Violence des marges politiques des années 1980 à nos jours, Paris, Riveneuve, 2017.
- Jean-Yves Camus et Nicolas Lebourg, Les Droites extrêmes en Europe, Seuil, Paris, 2015 (traduction en Anglais par Harvard University Press, 2017, en Coréen par Hamul, 2017, en Espagnol par Capital intelectual, 2020).
- Nicolas Lebourg et Abderahmen Moumen, Rivesaltes, Le Camp de la France de 1939 à nos jours, préface de Philippe Joutard, Trabucaire, Perpignan, 2015.
- Nicolas Lebourg et Joseph Beauregard, François Duprat, l’homme qui inventa le Front National, Denoël, Paris, 2012.
- Extraits de la source : https://cepel.edu.umontpellier.fr/membres-de-lunite/nicolas-lebourg/
Nicolas Lebourg, né en 1974, est un historien français. Chercheur au Centre d’études politiques de l'Europe latine (CEPEL) à l'université de Montpellier, il est spécialiste de l'extrême droite. Il est membre du Project on the Transnational History of the Far Right de l'Institute for European, Russian and Eurasian Studies (IERES) à l'université George-Washington.
Biographie
Issu d’une famille de gauche, Nicolas Lebourg indique avoir choisi d'étudier l'extrême droite après avoir été choqué par une caricature antisémite du socialiste Laurent Fabius en couverture de Minute en 1992.
Il étudie la sociologie à Aix-en-Provence, puis l’histoire à Perpignan. Il soutient en 2005 une thèse d'histoire sur les nationalistes-révolutionnaires qui suscite l'intérêt du politologue Jean-Yves Camus.
Il débute comme enseignant à l'université de Perpignan de 2000 à 2015 avant de rejoindre l'université de Montpellier[4]. Il est chargé de recherches pour le programme du mémorial du Camp de Rivesaltes entre 2006 et 2008. De 2015 à 2020, il est chercheur invité de l'Institute for European, Russian and Eurasian Studies de l'université George-Washington pour le projet Transnational History of the Far Right. Il est le coordinateur de la chaire Citoyenneté de l'Institut d'études politiques de Saint-Germain-en-Laye entre 2019 et 2020. Il a été membre du comité de pilotage du programme Violences et radicalités militantes en France de l’Agence nationale de la recherche de 2016 à 2020.
Il a aussi participé aux programmes « Internationalisation des droites radicales. Europe Amériques » de la Maison des Sciences de l'homme en Lorraine ; « European Fascism » à l'université George-Washington ; « The Far Right in Europe and Russia’s Role and Influence » au Carnegie Council for Ethics in International Affairs à New York ; Foundation Open Society Institute (New York) ; « Internationalisation des droites radicales en Eurasie » et « Violences et radicalités politiques » à CNRS-COSPRAD ; « Perpignan laboratoire social » à Fondation Maison des sciences de l’homme et CEPEL.
Il fédère un groupe de chercheurs travaillant sur les marges politiques (Sylvain Crépon, Gaël Brustier, Jean-Yves Camus, Stéphane François, Olivier Dard) avec le site « Fragments sur les temps présents », créé en 2008. Libre d'accès, ce dernier se réclame de l'éducation populaire. Il indique que ce groupe d'universitaires cherche à ce que le champ de recherche de l'extrême droite « arrête d’être utilisé à des fins politiciennes par la gauche morale et par la droite réac. […] Nous nous sommes mis d’accord pour balayer tout ça, pour comprendre l’objet pour ce qu’il était. »
Souvent sollicité dans les médias, il écrit régulièrement des articles pour Slate, Mediapart, Le Monde et Libération en réaction à l’actualité. Certains de ses propos lui ont valu d'être accusé de complaisance à l'égard du Front national par Sylvain Bourmeau et Philippe Marlière. La plupart des représentants et des sites d’extrême droite saluent son honnêteté intellectuelle.
En mars 2017, il est invité à déjeuner par le président de la République François Hollande, avec Nonna Mayer, Alexandre Dézé, Olivier Dard et Jean-Claude Monod, pour évoquer l'hypothèse d'une victoire de Marine Le Pen lors de l'élection présidentielle de 2017.
En 2019, il est entendu par la Commission d'enquête sur la lutte contre les groupuscules d'extrême droite.
En 2023, il est auditionné par la Mission d'information parlementaire sur l'activisme violent.
Entre 2022 et 2024, Nicolas Lebourg réalise un rapport sur commande de la Mission de lutte contre la radicalisation violente de l'administration pénitentiaire, analysant les profils de 104 individus arrêtés depuis 2017 pour des violences d'extrême droite.
Publications
- Le Monde vu de la plus extrême droite. Du fascisme au nationalisme-révolutionnaire, Presses universitaires de Perpignan, Perpignan, 2010, 262 p.
- François Duprat, L’homme qui inventa le Front national, avec Joseph Beauregard, éditions Denoël, Paris, 2012, 382 p.[17]
- Dans l’ombre des Le Pen. Une histoire des no 2 du Front national, avec Joseph Beauregard, éditions Nouveau Monde, Paris, 2012, 391 p.
- Mort aux bolchos. Un siècle d’affiches anticommunistes, Les Échappés, Paris, 2012, 144 p.
- Perpignan, une ville avant le Front national, avec Jérôme Fourquet et Sylvain Manternach, Fondation Jean-Jaurès, Paris, 2014, 134 p.
- Aux Racines du FN. L’histoire du mouvement Ordre Nouveau, préface de Jean-Yves Camus, avec Jonathan Preda et Joseph Beauregard, Fondation Jean-Jaurès, Paris, 2014, 122 p.
- Rivesaltes. Le Camp de la France de 1939 à nos jours, préface de Philippe Joutard, avec Abderahmen Moumen, Trabucaire, Perpignan, 2015
- Les Droites extrêmes en Europe (avec Jean-Yves Camus), Paris, éditions du Seuil, 2015, 313 p.
- Mutations et diffusions de l’altérophobie. De « l’inégalité des races » aux concurrences identitaires, avec Stéphane François, Presses universitaires de Valenciennes, Valenciennes, 2016
- Lettre aux Français qui croient que 5 ans d'extrême droite remettraient la France debout, Les Échappés, 2016, 132 p.
- La Nouvelle Guerre d’Algérie n’aura pas lieu, avec Jérôme Fourquet, Paris, Fondation Jean-Jaurès, 2017
Les nazis ont-ils survécu ? : enquête sur les internationales fascistes et les croisés de la race blanche, Paris, éditions du Seuil, 2019, 320 p.
- Paris Moscou. Un siècle d'extrême droite, avec Olivier Schmitt, Paris, éditions du Seuil, 2024, 272 pages.
Direction d'ouvrage
Avec Isabelle Sommier, La Violence des marges politiques des années 1980 à nos jours, Paris, Reveneuve, 2018
Documentaires
- François Duprat. Une histoire de l’extrême droite, de Joseph Beauregard et Nicolas Lebourg, 2011
- Jacques Doriot, le petit Führer français (conseiller historique), de Joseph Beauregard, 2018
- Le Grand Remplacement, histoire d’une idée mortifère, de Nicolas Lebourg et Thomas Zribi, 2022
Extraits de la source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Lebourg
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Les liens entre l’extrême droite française et la Russie font désormais souvent la Une, mais cet ouvrage est le premier à les mettre en perspective sur un siècle.
Entre 1917 et 1945, la France a été une base arrière essentielle des Russes antisoviétiques, qui se sont greffés aux soubresauts de l’extrême droite hexagonale. Relier Paris, Berlin et Moscou est devenu une utopie mais aussi une pratique. Avec la Guerre froide, l’anticommunisme a redéfini les positionnements, mais certaines extrêmes droites ont vu Moscou comme un rempart contre Washington et sa société du melting-pot. La chute de l’Union soviétique et l’ère Poutine ont dessiné un nouvel arc : la Russie devient un modèle politique, et exerce une influence directe sur les formations françaises. Toutes les dynamiques mises en place pendant un siècle convergent lors de l’invasion de l’Ukraine.
L’enjeu dépasse ainsi la question des forces partisanes : il s’agit de définir les zones entre guerre et paix. Observer les relations nationalistes entre France et Russie, c’est comprendre comment la diffusion patiente de discours permet de façonner les politiques étrangères et les rivalités géopolitiques.
Spécialiste de l’extrême droite, Nicolas Lebourg est chercheur associé au CEPEL (CNRS-Université de Montpellier). Cet ouvrage s’inscrit dans les travaux qu’il mène au sein du programme « Internationalisation des droites radicales en Eurasie » du SIRICE (CNRS-Université Paris 1).
Olivier Schmitt est professeur de relations internationales au Centre d’études sur la guerre de l’Université du Sud-Danemark. Ses travaux portent sur les questions de défense, la sécurité européenne, et le rôle des idéologies dans la perception de ces enjeux.
Source : https://www.seuil.com/ouvrage/paris-moscou-nicolas-lebourg/9782021514179
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La fin du XXe siècle a vu, à la droite de l’échiquier politique, l’émergence de partis extrêmes ou radicaux, en rupture avec les traditions nazie ou fasciste, et dont l’objectif est bien la conquête du pouvoir par la voie électorale et démocratique. Ces mouvements permettent de penser les mutations de l'extrême droite et son adaptation aux temps présents.
Ce livre définit et décrit les différentes familles de cette partie du spectre idéologique, avec une attention particulière portée aux 28 pays membres de l’UE, sans négliger la Russie. Il revient ainsi sur l’histoire récente de ces partis ou mouvances, leur programme idéologique et, au-delà, leur vision du monde. Leurs résultats électoraux et la sociologie de leur électorat y sont exposés de façon à faire émerger le « minimum commun » qui les rassemble, même si leur hétérogénéité et le poids des spécificités nationales ne permettent pas de parler d’une « internationale de l’extrême droite ».
Contrairement aux idées les plus paresseuses, Jean-Yves Camus et Nicolas Lebourg montrent qu’on fait fausse route en expliquant la montée des partis nationalistes, populistes et xénophobes, par la seule variable de la crise économique. Leur audience croissante est plutôt le symptôme d’un très profond questionnement des cadres traditionnels de l’identité européenne, de la représentation politique et des références libérales ou conservatrices des droites de gouvernement.
Jean-Yves Camus dirige depuis 2014 l'Observatoire des radicalités politiques de la Fondation Jean-Jaurès et est chercheur associé à l’IRIS. Nicolas Lebourg est chercheur à l'Observatoire des radicalités politiques et chercheur associé au CEPEL (CNRS-Université de Montpellier). Membres du programme European Fascism de l'Université George Washington, auteurs de nombreux ouvrages, ils sont régulièrement invités à commenter l'actualité des droites extrêmes et radicales.
Source : https://www.seuil.com/ouvrage/les-droites-extremes-en-europe-jean-yves-camus/9782021090864
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Le « camp de Rivesaltes » représente sept décennies de mise à l’écart des populations indésirables. Bâti sur la commune de Rivesaltes en Roussillon, le camp militaire Joffre à été un lieu de regroupement de ceux dont ni l’État ni la société ne souhaitaient qu’ils soient libres de leurs mouvements.
Réfugiés espagnols, Européens juifs, collaborateurs, prisonniers de guerre allemands, harkis, immigrés clandestins, etc. sont autant de groupes divers s’étant succédés sur ce site, jusqu’au déménagement en 2007 du Centre de Rétention Administrative.
La succession des occupations correspond à des adaptations conjoncturelles. Mais elle renvoie aussi à une structure tant géopolitique que sociale.
Le camp de Rivesaltes est un carrefour européen de 1939 à 1948, méditerranéen de 1952 à 2007.
Il est temps de rendre à ce lieu confus des mémoires françaises la réalité de son histoire. À n’en pas douter les camps de Rivesaltes forment une unité. Rivesaltes c’est le camp de la France.
Source : https://www.trabucaire.com/boutique/histoire/rivesaltes-le-camp-de-la-france1939-a-nos-jours/