Traducteur littéraire : Olivier Mannoni
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Après des études littéraires et philosophiques, plusieurs années d’activité de journaliste et de traducteur à temps partiel, Olivier Mannoni vit de sa plume de traducteur depuis 1987. Il est l’auteur de près de deux cents traductions publiées, notamment du philosophe Peter Sloterdijk, de Sigmund Freud, de nombreux essais historiques, dont les thèmes tournaient pour l’essentiel autour du nazisme et de son analyse, de romans (Martin Suter, Uwe Tellkamp, Sherko Fatah, Frank Witzel, Stefan Zweig, Franzobel, Robert Menasse) et travaille régulièrement pour les éditeurs les plus réputés : Grasset, Gallimard, Fayard, Le Seuil, Payot, Christian Bourgois, Calmann Lévy, etc.
Il est en outre l’auteur de plusieurs livres centrés sur des biographies d’écrivains et sur l'histoire de l’Allemagne, dont Günter Grass, l’honneur d’un homme (Bayard, 2000) et Manès Sperber, l’espoir tragique (Albin Michel, 2005). Il a publié en 2015 un recueil sur l'humour de Sigmund Freud (Payot) et un essai intitulé Traduire Hitler (éd. Héloïse d'Ormesson, 2022).
Il donne des cours sur le métier de traducteur littéraire au Master de Traduction de l’Université de Strasbourg donne régulièrement des conférences sur la traduction littéraire dans de nombreuses universités (CETL de Bruxelles, INALCO, Université de Genève, Université de Mulhouse, École Normale Supérieure, ESIT, etc.), a publié de nombreux articles sur ce sujet, notamment dans la Revue de la BNF, la revue Europe, etc., et a participé à de nombreuses tables rondes sur la question .
Président de l’Association des Traducteurs Littéraires de France de 2007 à 2012, il a ensuite été chargé par le Centre National du Livre de concevoir puis de diriger l’École de Traduction Littéraire du CNL qui a ouvert ses portes en mars 2012 et a été accueillie par l'ASFORED en 2015. L'école a accueilli son 195ème stagiaire début 2024 et ses élèves ont remporté à ce jour plus de trente prix de traduction, à titre individuel ou pour les livres qu'ils avaient traduits.
Extraits de la source : https://atlf.org/repertoire-des-traducteurs/mannoni/
Olivier Mannoni, né le 14 septembre 1960, est un traducteur d'allemand, journaliste, essayiste et biographe français.
Olivier Mannoni est le fils de Nicole Casanova, écrivaine, traductrice d'allemand et critique littéraire française[2] et d'un père professeur d'allemand. Son père lui apprend l'allemand dès l'âge de 6 ans.
Il étudie en classe préparatoire littéraire au lycée Henri-IV (Paris) puis à l'université.
En 1978, au même moment qu'il rédige des piges (Libération, L'Événement du jeudi, Le Magazine littéraire), il commence à traduire de petits ouvrages[3]. Il devient critique littéraire à La Quinzaine littéraire, entre 1992 et 1998.
Sa carrière de traducteur d'allemand démarre, entre autres, par un essai sur la vie et l'œuvre du peintre allemand George Grosz[2]. Plus tard, on lui confie les biographies de Günter Grass et de Manès Sperber, dont il a dirigé, aux éditions Odile Jacob, la publication des œuvres complètes. Un article élogieux à son égard dans Le Monde, lui ouvrira les portes à des traductions plus complexes et prestigieuses.
Ainsi, on lui commande la traduction de philosophes tels Hans Blumenberg, Helmuth Plessner, Odo Marquard ou Peter Sloterdijk, de sociologues (Harald Welzer, Wolfgang Sofsky), d'historiens (Peter Reichel, Joachim Fest), ainsi que les principaux textes et correspondances de Sigmund Freud, et de romanciers comme Martin Suter, Sherko Fatah, Peter Berling, Wolfram Fleischhauer, Thomas Glavinic, Gaby Hauptmann, Jörg Kastner (de), Uwe Tellkamp, Bernhard Schlink, Milena Michiko Flašar, Franzobel, Frank Witzel, Philipp Weiss, etc. Il se distingue également par une cinquantaine de traductions de l’histoire de l’antisémitisme et du nazisme.
Sa renommée s'accroîtra d'autant plus lorsque sera publié Historiciser le mal : une édition critique de Mein Kampf qu'il traduira de 2011 à 2021.
Il préside l'Association des traducteurs littéraires de France de 2007 à 2012[13]. Il est chargé de concevoir, à la demande du Centre national du livre, l'école de traduction littéraire, qui ouvre en avril 2012. Il la dirige depuis cette date.
Publications
Ouvrages personnels
Coulée brune : Comment le fascisme inonde notre langue, Paris, Héloïse d'Ormesson, 2024, 192 p. (EAN 9782350878959, présentation en ligne [archive])[14]
Traduire Hitler, Paris, Héloïse d'Ormesson, 2022, 128 p. (EAN 9782350878393, présentation en ligne [archive])
Prix de l'essai Charles-Oulmont, décembre 2023.
Première sélection du prix Femina essai 2022[15].
Manès Sperber : l'espoir tragique (préf. Jean Blot), Paris, Albin Michel, 2004
Günter Grass : l'honneur d'un homme, Paris, Bayard, 2000
Un écrivain à abattre : l'Allemagne contre Günter Grass, Paris, Ramsay, 1996
Publications
Olivier Mannoni, « Les pièges du langage totalitaire : traduire le nazisme », Traduire. Revue française de la traduction, no 240, 20 juin 2019, p. 36–44 (ISSN 0395-773X, DOI 10.4000/traduire.1654, lire en ligne [archive], consulté le 19 octobre 2024)
Traductions
Olivier Mannoni a traduit près de 200 ouvrages.
La Mort à Venise, Thomas Mann, Garnier-Flammarion, 2026
Marseille 1940, Uwe Wittstock (de), Grasset, 2025
Février 1933, Uwe Wittstock, Grasset, 2023
Le Temps des loup Harald Jähner (de), Actes Sud, 2023, prix Transfuge et prix Historia.
Un héros de Berlin, Maxim Leo, Actes Sud, 2023
Gris, Peter Sloterdijk, Payot, 2023
Historiciser le mal : une édition critique de Mein Kampf, sous la direction de Florent Brayard et Andreas Wirsching, Fayard, 2021
Le Grand Rire des hommes au bord du monde, Philipp Weiss, Le Seuil, 2021
Comment un adolescent maniaco-dépressif inventa la Fraction armée rouge au cours de l'été 1969, Frank Witzel, Grasset, 2018
À ce point de folie, Franzobel, Flammarion, 2018
Ici les femmes ne rêvent pas, Rana Ahmad, Globe, 2018
Après nous le déluge, Peter Sloterdijk, Payot, 2016
L'Inconscient, Sigmund Freud, Payot, 2013
Le Joueur d'échecs, Stefan Zweig, Gallimard (bilingue), 2013
La Cravate, Milena Michiko Flašar, L'Olivier, 2013
Grand-père n'était pas un nazi, Harald Welzer et al., Gallimard, 2013
Soldats, Sönke Neitzel et Harald Welzer, Gallimard, 2013
La Confusion des sentiments, Stefan Zweig, Payot, 2013
Le Temps, le temps, Martin Suter, Christian Bourgois, 2013
Allmen et les libellules, Martin Suter, Christian Bourgois, 2012
Allmen et le diamant rose, Martin Suter, Christian Bourgois, 2012
La Tour, Uwe Tellkamp, Grasset, 2012
Hegel et le saint-simonisme : étude de philosophie sociale, Hans-Christoph Schmidt am Busch, Presses universitaires du Mirail, 2012
Tempéraments philosophiques : de Platon à Foucault, Peter Sloterdijk, Libella/Maren Sell, 2011
L'Injection faite à Irma, Sigmund Freud, Payot, 2011
Le Juif de service, Maxim Biller, L'Olivier, 2011
L'Amour aujourd'hui, Maxim Biller, L'Olivier, 2011
Le Citoyen de verre : entre surveillance et exhibition, Wolfgang Sofsky, préface et traduction, L'Herne, 2011
Il faut changer ta vie, Peter Sloterdijk, Libella/Maren Sell, 2011
Liberté antique, liberté moderne : les fondements de la démocratie de l'Antiquité à nos jours, Wilfried Nippel, Presses universitaires du Mirail, 2010
Le Voyage, H.G. Adler, Christian Bourgois, 2011
Le Cuisinier, Martin Suter, Christian Bourgois, 2010
Histoire d'un Allemand de l'Est, Maxim Leo, Actes Sud, 2010 Prix du livre européen 2011.
L'Homme aux loups : histoire d'une névrose infantile, Sigmund Freud, préface Frédérique Debout, Payot, 2010
Sphères II - Globes, macrosphérologie, Peter Sloterdijk, Libella/Maren Sell, 2010
Essai d'intoxication volontaire, suivi de L'Heure du crime et le temps de l'œuvre d'art, Peter Sloterdijk, Pluriels, 2010
Colère et temps : essai politico-psychologique, Peter Sloterdijk, Libella/Maren Sell, 2009
Les Crimes de la Wehrmacht, Wolfram Wette, Perrin, 2009
À ma fenêtre, Luc Bondy, Christian Bourgois, 2009
L'Été le plus chaud, Zsuzsa Bánk, Christian Bourgois, 2009
Le Dernier des Weynfeldt, Martin Suter, Christian Bourgois, 2009
Le Terrier, Franz Kafka, L'Herne, 2009
La Fin de Selb : une enquête du privé Gerhard Selb, Bernhard Schlink, Gallimard coll. « Série Noire » 2009
Sigmund Freud, correspondances 1906-1939, Max Eitingon, Hachette Littérature, 2009
La Résistance allemande à Hitler, Joachim C. Fest, Perrin, 2009
Lettres 1894-1926, Emil Nolde, Actes Sud, 2008
Des cerveaux de génie : une histoire de la recherche sur les cerveaux d'élite, Michaël Hagner, Maison des Sciences de l'Homme, 2008
La Folie de Dieu : du combat des trois monothéismes, Peter Sloterdijk, Libella/Maren Sell, 2008
Théorie des après-guerres : remarques sur les relations franco-allemande depuis 1945, Peter Sloterdijk, Libella/Maren Sell, 2008
Le Palais de cristal : à l'intérieur du capitalisme planétaire, Peter Sloterdijk, Maren Sell, 2008
Règles pour le parc humain, de Peter Sloterdijk, Mille et une nuits, 2000
Balthus à Paris : la première exposition, 1934, Rose-Marie Gropp, Actes Sud, 2008
La Ligne pourpre, Wolfram Fleischhauer, J.-C. Lattès, 2008
Le Post-scriptum communiste, Boris Groys, Maren Sell, 2008
La Princesse et le kilim, Peter Berling, J.-C. Lattès, 2008
Business Class, Martin Suter, Christian Bourgois, 2008
L'Autonomie énergétique : une nouvelle politique pour les énergies renouvelables, Hermann Scheer, 2007
Les Einsatzgruppen : les groupes d'intervention et la genèse de la solution finale, Ralf Ogorreck, 2007
Le Tueur à la caméra, Thomas Glavinic, 2007
Minnie, une affaire classée, Hans Werner Kettenbach, 2007
Rencontres, Roger Willemsen, 2007
Le Feu des béguines, Marie Cristen, 2007
Faust (édition bilingue français-allemand), Goethe, Jean Amsler, 2007
Nous les Allemands, Matthias Matussek, 2007
Iran : vers le désastre ?, Bahman Nirumand, Actes Sud, 2007
La Vengeance de David, Hans Werner Kettenbach, Christian Bourgois, 2007
La Bombe de Hitler : histoire secrète des tentatives allemandes pour obtenir l'arme nucléaire, Rainer Karlsch, Calmann-Lévy, 2007
L'Écriture de mon père, Roma Ligocka, Calmann-Lévy, 2007
La Couleur bleue, Jörg Kastner, J.-C. Lattès, 2007
Le Diable de Milan, Martin Suter, Christian Bourgois, 2007
La Nuit avec Alice, lorsque Julia rôdait autour de la maison, Botho Strauss, 2006
Petit Oncle, Sherko Fatah, 2006
Les Merveilleux Voyages du baron de Münchhausen (édition bilingue français-allemand), Gottfried August Burger, 2006
Derrida, un Égyptien : Le problème de la pyramide juive, Peter Sloterdijk, 2006
La Croisade des enfants, Peter Berling, 2006
Mes dibbouks : rêves améliorés, Luc Bondy, 2006
Dégénérescence de la chair du cœur, Ludwig Laher, 2006
Sphères : Tome 3, Écumes : Sphérologie plurielle, Peter Sloterdijk, 2006
Idéologie et utopie, Karl Mannheim, Wolf Lepenies, Jean-Luc Evard, 2006
Mitterrand et la réunification allemande : une histoire secrète (1981-1995), Tilo Schabert, 2005
Apprendre à être heureux : neurobiologie du bonheur, Stefan Klein, 2005
Qui était Albert Einstein ?, Gero von Boehm (de), 2005
Lila, Lila, Martin Suter, 2005
La Traversée des flammes : Turque, allemande et libre, Seyran Ates, 2005
Politique de l'immortalité : quatre entretiens avec Thomas Knoefel, Boris Groys, 2005
Le Réveil de Mathusalem : l'avenir appartient à ceux qui savent vieillir, Frank Schirrmacher, 2005
Une aile blanche et l'autre noire (édition bilingue français-allemand) de Alfred Brendel, 2005
La Ligne pourpre, Wolfram Fleischhauer, 2005
Marc Bloch : un historien au XXe siècle, Ulrich Raulff, 2005
Extraits de la source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Olivier_Mannoni
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Farce flaubertienne, Retour aux souches présente sur le mode de la satire l'extrême droite française. Une caricature aussi percutante qu'hilarante : le parti Grabulement organise une formation pour ses cadres et vous êtes invité. Au programme ? Vacuité et opportunisme qui ne s'encombrent pas de cohérence.
Mars 2026. Le parti du Grabulement, en proie à ses contradictions internes, est particulièrement déchiré par les ambitions de ses deux dirigeants : Gretchen, fille du leader historique et présidente actuelle du mouvement, et Philoquin, jeune Rastignac improbable de la politique. Pour trouver un peu du bon sens qui leur manque tant, le parti décide d'organiser un stage de réflexion pour ses cadres. Ce séjour a pour but de renforcer la cohésion et d'assurer une formation complémentaire de culture générale. Au cœur du marais poitevin, quinze jours de stage intensif avec Gustave aux commandes, le narrateur de cette fable drolatique.
Le contact avec la nature – " La Terre ne ment pas " – est évidemment essentiel et les politiques suivront des séances de débroussaillage et de semis. Celles-ci seront complétées par des ateliers – " L'économie à portée de tous ", " L'histoire nationale de Vercingétorix à la prise du pouvoir " – et pratiques – " Notoriété : le selfie et comment s'en servir ". Dans cet environnement protecteur, les membres du mouvement vont avoir tout loisir d'exposer leur inanité, leur absence de vision politique, leur soif de pouvoir frénétique et leurs désaccords insolubles.
Farce flaubertienne à la Bouvard et Pécuchet, Retour aux souches tente, sur le mode de la satire, de présenter l'extrême droite française pour ce qu'elle est : une bouffonnerie aussi creuse que dangereuse. Un texte nécessaire, percutant et d'une irrésistible drôlerie.
Source : https://www.fnac.com/a22491242/Olivier-Mannoni-Retour-aux-souches-Anatomie-d-une-bouffonnerie-politique
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" J'ai décidé de vous redonner le choix de notre avenir parlementaire par le vote. Je dissous donc l'Assemblée. " Silence retentissant dans un pays sonné. Pourtant, l'écrasante victoire de l'extrême droite aux élections européennes n'est pas une surprise. Le glissement s'opère depuis longtemps dans notre langage. À quand cela remonte-t-il ? Au second tour de 2002 ? à la crise des Gilets jaunes ? à celle du COVID-19 ? Olivier Mannoni, qui a traduit Mein Kampf et qui connaît les pièges du discours et de la sémantique, sait, lui, qu'il faut creuser plus loin, jusque dans les entrailles de notre Histoire européenne.
Avec une pensée claire et des mots incisifs, il analyse les prises de parole de nos politiciens et passe au crible les médias vecteurs de fausses informations. D'une lucidité redoutable, ce livre uppercut met à nu les menaces linguistiques qui pèsent sur nos démocraties.
Source : https://www.fnac.com/a20663249/Olivier-Mannoni-Coulee-Brune-Comment-le-fascisme-inonde-notre-langue
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" Pourquoi un homme politique extrémiste consacre-t-il sept cents pages à développer des théories perverses et fumeuses dans une langue à peu près inaccessible au commun des mortels ? Pourquoi ce style confus, cette accumulation d'adverbes, de conjonctions douteuses, ces glissements sémantiques, ces syllogismes, ces dérapages du cheminement déductif ? Est-ce de l'incapacité ? Ou bien une méthode ? "
Si certains se demandent à quoi bon sortir de l'oubli ce brûlot de haine, Olivier Mannoni, qui a consacré dix ans à la retraduction de Mein Kampf , leur répond. Outre les tempêtes suscitées par la parution d' Historiciser le mal , il raconte ici la lutte au corps à corps avec une prose lourde et pernicieuse et les incidences plus personnelles de ce compagnonnage forcé. Face à une actualité où les démons semblent renaître, Olivier Mannoni nous alerte sur le pouvoir du discours tronqué, trompeur et d'autant plus efficace qu'il est simpliste.
Né en 1960, Olivier Mannoni est traducteur de l'allemand, spécialisé dans les textes sur le IIIe Reich. Récipiendaire du prix Eugen-Helmlé, il a fondé l'École de traduction littéraire et présidé l'Association des traducteurs littéraires de France. Il est aussi critique littéraire et biographe.
Source : https://www.fnac.com/a17155518/Olivier-Mannoni-Traduire-Hitler